sexta-feira, 29 de janeiro de 2010

Doutoramentos à americana em Poitiers

Foto e artigo do "La Nouvelle République", de 18.12.2009

«Jean-Pierre Gesson, le président de l’université, lors de la remise du diplôme à un jeune docteur
Pour la première fois, l’université de Poitiers a organisé une cérémonie de remise de diplôme. Pas n’importe lequel : le plus haut grade délivré en France.
Docteur. Le diplôme nécessite, sur le papier, huit années d’étude. Cinq ans pour aller jusqu’au master recherche et trois pour préparer la thèse. De nombreux doctorants ajoutent une quatrième année, quelques uns vont au-delà. Ce qui représente entre neuf et dix ans d’études après le baccalauréat pour obtenir le plus haut grade de l’enseignement supérieur en France mais également à l’étranger. Et personne n’en parle ! Contrairement aux grandes écoles qui montent des plans de communication aux côtés de partenaires privés, qui deviennent souvent les futurs employeurs des étudiants.
“ Il s’agit là d’une cérémonieen cours d’invention… ”
Mardi soir, l’université de Poitiers a décidé de rompre le silence en organisant la première cérémonie de son histoire de remise des diplômes de doctorat. « Il s’agit là d’une cérémonie qui est en cours d’invention dans les universités françaises, née d’une légitime fierté » a souligné Jean-Pierre Gesson, son président. Une cérémonie imprégnée de la tradition universitaire où les professeurs, habillés de leur toge, ont donné le côté solennel à cette soirée. Dans un amphithéâtre de l’hôtel Aubaret, les quelque 80 docteurs sur les 200 diplômés de l’université de Poitiers sont venus à l’appel de leur nom pour recevoir l’écharpe aux quatre couleurs marquant leur appartenance à leur discipline, la médaille frappée à l’effigie de Maurice Claveurier, plus d’une dizaine de fois élu maire entre 1424 et 1446 – c’est grâce à son influence politique, que Poitiers doit la fondation, en 1431, d’une université complète avec cinq facultés – et un vrai diplôme de docteur. La fête s’est déroulée sous le haut parrainage de Jean Frêne, professeur émérite à l’université de Poitiers, au parcours exceptionnel. Bernard Kokoh, directeur du collège des huit écoles doctorales de l’université de Poitiers et de l’ENSMA, a, lui, été le chef d’orchestre de cette première dont le message consistait à valoriser le plus haut grade de l’université. Un diplôme qui ne sert pas uniquement à enseigner dans le supérieur mais également à s’insérer dans la vie des entreprises à un haut niveau. « Plus de 85 % des diplômés ont un emploi dont 25 % dans le secteur privé », a conclu Bernard Kokoh.»

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